Formations accessibles grâce au dif : vos options détaillées

Imaginez un dispositif qui n’impose pas de barrières infranchissables, mais qui ouvre au contraire des portes à une multitude de parcours professionnels. Le DIF (Droit Individuel à la Formation) a longtemps été ce sésame, offrant une gamme de possibilités à ceux qui souhaitent s’outiller, se réinventer ou simplement gagner en assurance dans leur métier.

💻 Quelle formation est possible avec le DIF ?

Le DIF laisse une large latitude dans le choix des formations. Sa force : la souplesse. Les seules vraies limites tiennent à la cohérence du parcours : il s’agit d’acquérir des compétences concrètes, utiles à l’activité professionnelle. En 2020, la liste reste vaste et dynamique.

Salariés ou demandeurs d’emploi peuvent s’orienter vers des modules de gestion, de langues étrangères, de bureautique, de conduite, de premiers secours, ou même de développement personnel. Un simple tour d’horizon sur Internet permet de repérer les formations éligibles, accessibles grâce au DIF.

👉 Voici un rappel de ce qu’est le DIF

🙋 Quelles sont les formations les plus demandées ?

Le catalogue accessible via le DIF est suffisamment riche pour répondre à des besoins variés. Pourtant, certaines formations se démarquent nettement, selon la Caisse des Dépôts qui pilote le dispositif.

Parmi les modules les plus prisés, on retrouve notamment :

  • Business Language Testing Service (BULATS) : une référence pour évaluer son anglais en contexte professionnel.
  • Test Of English for International Communication (TOEIC) : ce test mondialement reconnu mesure la maîtrise de l’anglais dans un cadre professionnel et international.
  • Bright Language Test for Professional English : ici, l’évaluation se base sur l’échelle européenne CERCL, calibrée pour les usages professionnels.
  • Passeport européen des compétences informatiques (PCIE) : certification appréciée des salariés, demandeurs d’emploi et étudiants pour valider des compétences bureautiques clés.
  • Permis de conduire : le DIF permet depuis peu de financer la préparation au permis B. Seuls les véhicules légers sont concernés à ce jour.
  • TOSA : cette certification évalue différents domaines informatiques. À la différence du PCIE, TOSA couvre des champs plus larges comme la PAO ou la CAO.
  • Certificat de Sauveteur Secouriste du Travail (SST) : apprendre les gestes de secours pour être prêt en cas d’accident, sur le lieu de travail ou ailleurs.
  • Certificat d’Aptitude à la Conduite en Sécurité (CACES) : ce programme concerne la conduite d’engins spécifiques, du chariot élévateur au transpalette.
  • Bilan de compétences : autrefois réservé aux salariés, ce dispositif s’ouvre désormais à tous les bénéficiaires du DIF.
  • Accompagnement à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) : un appui personnalisé pour préparer le passage devant le jury et trouver la certification la plus adaptée.

Dans la majorité des cas, ces formations se déroulent en présentiel, parfois en groupe. Toutefois, certaines sont accessibles à distance, simplifiant le suivi pour ceux qui souhaitent apprendre en ligne.

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Responsabilités de

Le DIF accorde une réelle liberté dans le choix des cours, mais l’entreprise peut, dans certains cas, établir des priorités. Cela ne signifie pas qu’un salarié doit se contenter du catalogue interne. Il reste libre de proposer d’autres modules, à condition qu’ils soient compatibles avec les règles du dispositif.

L’employeur conserve néanmoins le droit de refuser une formation, notamment si elle ne correspond pas aux priorités opérationnelles ou si elle n’a pas été validée dans le cadre du DIF. Il est alors tenu de notifier sa décision sous un mois. Passé ce délai, le silence vaut validation.

Inversement, il n’est pas autorisé à imposer une formation sur le temps du DIF, ni à forcer l’utilisation des heures acquises à son profit. Pour rendre une formation obligatoire, il doit passer par le plan de formation classique de l’entreprise, pas par le DIF. Il peut toutefois demander que le salarié suive sa formation en dehors du temps de travail.

En résumé, c’est bien le salarié qui a la main sur le choix de ses modules, tant que ceux-ci respectent le cadre fixé.

🤔 Comment puis-je obtenir une formation via le DIF ?

Le DIF fonctionne sur la base d’une démarche individuelle, à l’initiative du salarié ou du demandeur d’emploi. L’accès à la formation suppose toutefois une validation en amont de l’employeur, ou de l’organisme accompagnant le candidat.

Après la réforme du CPF, il faut commencer par ouvrir son compte personnel de formation en ligne. La démarche est rapide et accessible. Ensuite, le processus habituel s’applique.

Une fois la formation DIF identifiée, il convient d’adresser une demande écrite à son employeur. Celle-ci doit détailler : le titre de la formation, la certification visée, la durée, et éventuellement les organismes qui assurent la session.

L’employeur dispose alors d’un mois pour répondre. À défaut de retour, la demande est réputée acceptée.

Vient ensuite la question du financement. Plusieurs aides existent pour alléger le coût de la formation, du soutien financier à l’accompagnement sur le choix du parcours.

Pour les demandeurs d’emploi et travailleurs indépendants, la procédure demeure similaire, mais la demande se fait auprès de l’organisme compétent, comme Pôle emploi.

⌚️ Comment puis-je connaître le nombre d’heures de DIF ?

Pour suivre ses droits à la formation, rien ne vaut la vérification régulière de son solde d’heures. Plusieurs moyens sont à disposition :

  • Consulter sa fiche de paie : chaque début d’année, les entreprises doivent y reporter le solde d’heures de formation restant pour leurs salariés, généralement sur la fiche de paie de janvier.
  • Se rapprocher du service RH : une simple demande permet d’obtenir le solde d’heures à tout moment.

Les employeurs sont légalement tenus de tenir à jour et de communiquer ce registre : écrit ou fiche de paie font foi.

Cette obligation perdure en cas de départ. L’employeur doit alors mentionner le solde restant dans la lettre de licenciement ou sur le certificat de travail, pour permettre au salarié d’envisager une formation lors de sa transition professionnelle.

Depuis la réforme du CPF, le solde d’heures n’apparaît plus sur la fiche de paie. Pour le consulter, il faut se connecter à son compte en ligne.

➡️ Comment puis-je inscrire mes heures DIF sur mon compte CPF ?

Le CPF prolonge le principe du DIF, en l’élargissant à davantage de profils : fonctionnaires, demandeurs d’emploi, salariés du privé, apprentis mineurs… tous peuvent désormais accéder à la formation professionnelle.

Le transfert du solde d’heures vers le CPF se fait simplement : il suffit de saisir le nombre d’heures DIF restantes sur la plateforme « Mon Compte Formation ». Ces heures sont converties en euros et s’ajoutent à votre crédit CPF, dans la limite de 150 heures par an.

La saisie se fait en ligne, depuis l’espace « mes droits de formation ». Il faudra renseigner le solde DIF dans la rubrique dédiée puis fournir une attestation justificative. Un clic sur « Enregistrer » finalise l’opération.

📑 Où trouver les heures DIF sur ma fiche de paie ?

Deux options pour repérer son solde d’heures DIF : contacter le service RH ou vérifier soi-même sur la fiche de paie.

En principe, l’information figure dans la section « contributions ». Seule limite : depuis la réforme intervenue en 2015, les bulletins postérieurs à janvier 2015 ne mentionnent plus ce solde. Les heures sont alors converties en CPF (au taux de 15 euros/heure) et ne figurent plus sur le bulletin.

Si le salarié n’a plus accès à ses fiches de paie de décembre 2014 ou janvier 2015, d’autres documents sont à vérifier : certificat de droits au DIF ou dernier certificat de travail délivré par l’employeur.

🔎 Quelles sont les formations offertes par le CSP ?

Le Contrat de Sécurité Professionnelle (CSP) s’adresse aux salariés visés par un licenciement économique, avec un an d’ancienneté minimum et une aptitude au travail.

Pendant 12 mois, ce dispositif accompagne la transition professionnelle : formations, accompagnement VAE, mesures de soutien…

Pour bénéficier d’une formation via le CSP, il faut qu’elle favorise la réinsertion et qu’elle soit adaptée aux besoins du marché. La durée doit rester courte (6 à 8 mois) et, si possible, être éligible au CPF. Cela facilite l’accès aux différents dispositifs de financement et d’accompagnement.

La démarche : rechercher un module conforme à ces critères, préparer un dossier à présenter lors d’un entretien individuel avec l’organisme de formation. Si la demande est validée, un devis est transmis à joindre à la demande de financement auprès de Pôle emploi.

📚 Que sont les formations CIF ?

Le CIF (Congé Individuel de Formation) a longtemps permis aux salariés d’acquérir de nouvelles compétences, de viser une promotion ou de se reconvertir.

À l’origine, le dispositif concernait uniquement les salariés en CDI avec au moins deux ans d’ancienneté et un an dans leur poste actuel. Après la réforme du CPF, l’accès s’est élargi : les CDD peuvent également en bénéficier, sous réserve d’avoir deux ans d’activité et plus de quatre mois d’ancienneté dans la même entreprise. Pour eux, la formation doit démarrer dans les 12 mois suivant la fin du contrat.

Les formations CIF se déroulent généralement sur des périodes longues (un an à temps plein, 1200 heures en temps partiel), et seules celles validées par un diplôme sont éligibles.

Parmi les domaines concernés : informatique, gestion, marketing, communication, langues étrangères, comptabilité.

🧮 Comment calculer mon CIF ?

Durant la formation CIF, le salarié voit son statut évoluer. En CDI, le contrat de travail est suspendu, mais la durée de la formation compte dans l’ancienneté et l’acquisition des congés payés.

Pour les CDD, pendant la formation, le salarié devient stagiaire et bénéficie de la couverture sociale et accident du travail.

Le calcul de la rémunération varie selon la situation :

  • Pour les CDI : la rémunération peut atteindre 90 % du salaire habituel, sans dépasser le double du SMIC, versée par l’organisme de formation qui reçoit la contribution de l’employeur.
  • Pour les CDD : la base de calcul correspond aux salaires perçus lors des 4 derniers mois d’activité. Si l’organisme de formation refuse de prendre en charge la rémunération d’un stagiaire lors d’un stage approuvé par l’État, l’État prend le relais.

✍️ Comment utiliser le CIF pour la formation ?

Le CIF (devenu CPF de transition) offre la possibilité aux salariés de préparer une reconversion, de renforcer leurs compétences ou de viser une promotion. L’accès au dispositif obéit à une procédure précise.

Les différentes étapes

Premier pas

Tout commence par l’identification d’une formation adaptée. Le recours à un conseiller en évolution professionnelle (CEP) est fréquent à ce stade. Après avoir repéré les modules à suivre, il est recommandé de réaliser un bilan de compétences pour s’assurer de la pertinence du choix.

Deuxième étape

Le salarié adresse ensuite une demande écrite à son employeur. Si la formation implique une absence de moins de 6 mois ou si elle s’effectue à temps partiel, la demande doit être déposée au moins 60 jours avant le début. Pour une durée supérieure à 6 mois, le délai passe à 120 jours.

L’employeur dispose de 30 jours pour répondre. Sans retour dans les délais, l’accord est tacitement donné.

Troisième étape

Vient alors la constitution du dossier de financement, à transmettre au FONGECIF ou à la CPIR. Ce dossier comprend une lettre de motivation explicitant le projet professionnel et l’intérêt de la formation. Un CEP peut accompagner le salarié pour maximiser ses chances, un service gratuit et souvent précieux.

À chaque étape, la formation professionnelle trace de nouveaux chemins. Elle permet d’imaginer un avenir où la reconversion ne relève plus de l’exception, mais devient une trajectoire possible, ouverte et pleinement assumée.