Une demande d’emploi est la lettre, ou le mail, par laquelle un candidat propose sa candidature à un employeur, en réponse à une annonce ou de sa propre initiative. Elle reste courte et suit cinq parties, toujours dans le même ordre : coordonnées et destinataire, objet, accroche, arguments, conclusion.
Elle accompagne le CV et ne se confond pas avec l’inscription comme demandeur d’emploi auprès de France Travail, qui est une démarche administrative à part.
Demande d’emploi : définition et différence avec la lettre de motivation
Dans la pratique, la demande d’emploi et la lettre de motivation désignent le même document. L’expression « demande d’emploi » se rencontre plus souvent pour une candidature spontanée, « lettre de motivation » pour la réponse à une offre, mais la structure ne change pas.
Deux situations se présentent. Dans la première, vous répondez à une annonce : vous reprenez les critères de l’offre et la référence indiquée par l’employeur. Pour repérer ces annonces, les sites d’annonces d’emploi en ligne restent le point de départ le plus direct.
Dans la seconde, vous écrivez sans offre publiée. France Travail conseille alors de cibler une entreprise, d’identifier le bon interlocuteur (le dirigeant ou le responsable des ressources humaines) et d’expliquer pourquoi vous la choisissez. Son service La Bonne Boîte aide à trouver les entreprises qui recrutent sans publier d’offre.
Ne confondez pas ce document avec l’inscription comme demandeur d’emploi : la question de savoir si l’acceptation d’une demande de chômage est acquise relève d’une autre procédure.
Partie 1 et 2 : coordonnées, destinataire et objet
En haut à gauche, placez vos nom, adresse, téléphone et adresse mail. À droite figurent le nom de l’entreprise, le destinataire et son adresse, puis le lieu et la date.

Vient ensuite la ligne d’objet : le poste visé et, pour une réponse à une annonce, la référence de l’offre, que France Travail recommande d’indiquer en en-tête. Pour une candidature spontanée, l’objet nomme le poste ou le métier recherché, par exemple « Candidature spontanée : assistant administratif ».
La formule d’appel est « Madame, Monsieur » quand le destinataire est inconnu. Si vous avez son nom, utilisez-le, et vérifiez l’orthographe.
Partie 3 : l’accroche qui dit pourquoi cette entreprise
Le premier paragraphe relie vous et l’entreprise. Il dit ce que vous savez d’elle (son activité, un projet récent, un type de clientèle) et pourquoi le poste vous intéresse. France Travail conseille de soigner les premières lignes, car elles décident de la lecture de la suite.
Dans une réponse à une annonce, l’accroche résume en une phrase les critères principaux de l’offre. Dans une candidature spontanée, elle explique le choix de l’entreprise.
L’erreur la plus courante est la phrase passe-partout, valable pour n’importe quel employeur. Un recruteur la repère tout de suite. Si vous cherchez dans une grande ville, les étapes d’une recherche d’emploi à Paris montrent comment cibler les entreprises avant d’écrire.
Partie 4 : les arguments, compétences et exemples concrets
Retenez deux ou trois compétences liées au poste. Chacune s’appuie sur un fait précis : une mission, un stage, une formation, un résultat. France Travail parle d’« offre de services » : le paragraphe dit ce que vous apportez à l’entreprise, pas seulement ce que vous cherchez.
Sans expérience, mettez en avant la formation, les stages, les projets menés et les engagements associatifs. Avec une longue carrière, choisissez les expériences qui répondent au poste et laissez de côté le reste. Pour ce cas, la recherche d’emploi après 50 ans détaille comment valoriser son parcours.
Évitez de recopier votre CV. La lettre explique ce que le CV ne dit pas : pourquoi ces expériences font de vous le bon candidat.
Partie 5 : la conclusion, la demande d’entretien et la formule de politesse
Le dernier paragraphe propose un entretien et indique vos disponibilités. La formule de politesse reprend la formule d’appel, puis vient la signature.
Voici les formules les plus courantes en France :
- « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées » pour un courrier formel.
- « Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations respectueuses » quand vous espérez un rendez-vous.
- « Cordialement » pour un mail, quand le ton de l’entreprise est plus direct.
Par courrier, par mail ou en main propre : ce qui change
Par mail, l’objet du message doit être explicite et le texte concis et poli, comme le recommande France Travail. Le corps du mail reprend l’accroche en deux ou trois phrases, avec la lettre et le CV en pièces jointes, de préférence en PDF et nommés avec votre nom.

La lettre manuscrite n’a de sens que si l’employeur la demande dans l’annonce. Dans ce cas, écrivez lisiblement, sans rature, sur du papier blanc, et gardez la même structure.
En main propre, préparez quelques phrases : qui vous êtes, le poste visé, ce que vous apportez. Remettez la lettre et le CV, puis demandez le nom de la personne à qui écrire pour la suite.
Relire et relancer après l’envoi
Avant l’envoi, relisez l’orthographe, le nom de l’entreprise et celui du destinataire. Une lettre qui nomme un autre employeur par erreur est écartée sans appel. Vérifiez aussi que le texte reste court et tient sur une page.
Sans réponse, France Travail conseille de relancer dans la semaine qui suit l’envoi, par message ou par téléphone. La relance rappelle le poste visé, confirme que le dossier est bien arrivé et demande où en est le recrutement.
Si vous écrivez par mail, une relance de deux lignes suffit, avec le premier message cité en dessous pour que le recruteur retrouve votre dossier.

