Valoriser le service militaire dans un CV : les meilleurs emplacements

Le CV, ce drôle de miroir où l’on tente de projeter une image fidèle, mais jamais figée, de son parcours. Le moindre détail y pèse, le moindre mot peut faire basculer une candidature. Pourtant, combien d’usages persistent, transmis d’une génération à l’autre, sans même qu’on s’interroge sur leur bien-fondé ?

La présentation d’un CV n’échappe pas aux évolutions. Certaines habitudes, tenaces, n’ont plus leur place aujourd’hui. Certaines informations personnelles, longtemps considérées comme incontournables, sont désormais à reconsidérer. Le réflexe de tout inscrire, sans discernement, appartient à un autre temps.

Dédouané de ses obligations militaires

Des années durant, il était de mise pour les hommes d’indiquer qu’ils étaient « dédouanés de leurs obligations militaires ». À l’époque, un contrat de travail pouvait être suspendu pour permettre au salarié d’effectuer son service militaire, d’abord sur douze mois, puis dix. Ce passage obligé impactait l’organisation des entreprises, d’où la nécessité d’en informer l’employeur.

Ce réflexe n’a plus lieu d’être. Le service militaire obligatoire ayant été supprimé, ce point n’a plus de raison d’apparaître sur un CV moderne. Continuer à le mentionner, c’est s’accrocher à un vestige du passé.

L’âge

La question de l’âge sur un CV ? Elle n’a guère de portée, sauf cas particuliers (par exemple, pour certains contrats d’apprentissage réservés aux plus jeunes). Renseigner sa date de naissance ne fait pas la différence ; en lisant votre parcours, un recruteur pourra très bien estimer votre tranche d’âge.

Diplômes, premières expériences, parcours de formation… tous ces éléments tracent déjà une ligne du temps qui donne une idée assez précise, sans qu’il soit nécessaire de l’écrire noir sur blanc.

Et surtout, il ne faut pas perdre de vue que sélectionner un candidat selon ce critère peut constituer une discrimination. Mieux vaut donc laisser cette donnée de côté et miser sur ce qui compte réellement : les compétences et la motivation.

Adresse postale et numéro de téléphone fixe

Indiquer son adresse postale complète sur un CV n’a plus vraiment de sens en 2021. Sauf cas d’exception, une candidature à la mairie de sa commune, par exemple, la plupart des recruteurs ne vous contacteront jamais par courrier.

Le téléphone fixe, lui, disparaît progressivement des usages. Qui prend encore la peine de composer un numéro fixe pour joindre un candidat ? Ce qui compte, c’est d’indiquer un numéro de mobile opérationnel… et de s’assurer de répondre rapidement aux appels ou messages.

L’adresse e-mail, en revanche, reste incontournable. C’est le canal de communication privilégié pour la majorité des employeurs. Surveillez votre messagerie, ne ratez aucune notification, car une opportunité ne prévient pas avant de frapper à la porte.

En résumé : un mail à jour, un portable accessible, et l’essentiel est là. Omettre le reste ne fera que gagner en clarté.

La situation familiale

Faut-il indiquer sa situation familiale ? Marié, pacsé, célibataire, parent ou non… Rien de tout cela ne devrait influencer la sélection d’un candidat. Ce point pourra éventuellement être abordé lors d’un entretien, si la discussion s’y prête, mais il n’a pas à s’afficher sur le document de présentation.

Quant à la mention « sans problème de garde », elle n’a pas sa place non plus. Ces précisions ne devraient pas interférer avec l’évaluation du profil professionnel.

Le CV doit se concentrer sur ce que vous savez faire, ce que vous apportez. Le reste appartient à la sphère privée.

Le titre « CV »

Il reste encore, en 2021, de nombreux documents titrés « curriculum vitae ». Pourtant, est-il utile de préciser à un recruteur ce qu’il tient entre les mains ? Absolument pas. Ce titre n’apporte rien, si ce n’est une touche datée qui, parfois, peut laisser penser à un manque de maîtrise des codes actuels.

Mieux vaut utiliser cet espace pour valoriser une compétence clé, un poste visé, ou tout simplement entrer dans le vif du sujet.

La pratique des langues étrangères

Autrefois, il était courant de réserver une colonne entière du CV à la mention des langues étrangères apprises à l’école. Aujourd’hui, la logique a changé. Si vous possédez une réelle maîtrise, si votre niveau en anglais, espagnol ou allemand constitue un atout pour le poste, n’hésitez pas à le mentionner.

Mais remplir cette section pour signaler un niveau scolaire ou indiquer que vous parlez français n’apporte rien. La langue du pays où vous postulez est une évidence, inutile de la rappeler. Mettez l’accent sur les langues qui peuvent faire la différence, et seulement si elles sont pertinentes pour le poste.

Signature

Signer un CV n’a pas de raison d’être. À l’heure où la majorité des candidatures s’envoient par mail ou via une plateforme, la signature manuscrite appartient à la lettre de motivation (et encore, uniquement si cette dernière est remise en main propre ou envoyée par courrier papier).

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Le CV évolue, tout comme les attentes des recruteurs. Allégez, actualisez, concentrez-vous sur l’essentiel : le talent, l’expérience, l’énergie. L’époque où l’on empilait les détails superflus est révolue. Ce qui compte désormais, c’est la force du parcours, la clarté du message. La page blanche attend le récit d’un parcours singulier, pas celui d’une époque révolue.